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jeudi 20 juin 2024

Ippon Seoi Nage

(Épinay-sous-Sénart, France, ces jours-ci)

On notera la fluidité exemplaire de l'enchaînement (et la grande qualité technique, en particulier, de la  finalisation au sol). Et l'on regrettera, comme trop souvent, l'empressement zélé de l'arbitrage, frustrant tout un public désireux d'apprendre et de communier dans les valeurs du sport, source avérée (on ne se lassera jamais de la rappeler en ces temps pré-olympiques) d'un vivre-ensemble de bon aloi. 

vendredi 30 juin 2023

Paris Olympic Games officialy started...

This is France. This is now.
Summer of Love is here !

mardi 28 juin 2022

mercredi 30 juin 2021

Giflé Décalé

samedi 12 septembre 2020

Lutte libre

Navid Afkari نوید افکاری‎ 
(1993-2020)

Anti-monde vaincra !

dimanche 14 juin 2020

UFC 1956 (Rumble in the Theorical Jungle) : round one !


Les mesquineries, 
coups de vice sous la ceinture, 
et prises de tête en tout genre 
sont, bien entendu, 
formellement autorisées.

***

Une réponse à Erich Fromm
(Traduction : Le Moine Bleu).

«En s'efforçant de réfuter les arguments exposés dans mon article Les implications sociales du "révisionnisme" freudien (cf la revue Dissent, été 1955), Erich Fromm, dans sa réponse de cet automne à la même revue (réponse baptisée par lui Les implications humaines du "radicalisme" pulsionnel), bâtit de toutes pièces — afin de la démonter — une thèse qui n'a jamais été la mienne. Bien que sa méprise puisse être dans une large mesure liée au fait que mon ouvrage  Éros et civilisation (auquel mon premier article en question se référait) n'a pas encore été publié, je pense néanmoins que quelques corrections sont d'ores et déjà à l'ordre du jour.



1°) Pour commencer, Fromm attribue à Freud (ou à ma propre reformulation de la théorie de Freud) les idées suivantes voulant : a) que le bonheur consiste dans la satisfaction de l'instinct sexuel, et "spécifiquement dans le désir d'un libre accès à toutes les femmes disponibles" ; b) que l'amour coïncide "dans son essence même" avec le désir sexuel (ou "soit identique" à lui) ; c) que l'Homme éprouve un "désir inhérent de satisfaction sexuelle illimitée" et que "l'émancipation de l'Homme repose dans la satisfaction complète, sans restriction, de son désir sexuel." 
Or, bien loin d'identifier bonheur et "satisfaction sans restriction" de l'instinct sexuel, Freud soutenait en réalité que "la liberté sexuelle illimitée des origines aboutit à un manque de satisfaction", et que la "valeur" des besoins érotiques "s'effondre à l'instant même où leur satisfaction devient aisément accessible", considérant la "possibilité étrange" que "quelque chose dans la nature même [italiques de Marcuse] de l'instinct sexuel se montre défavorable à l'accomplissement d'une satisfaction absolue" (cf Freud, Œuvres complètes, Vol. IV, p.213f). Freud n'a donc nullement présenté le désir sexuel comme étant "l'essence" de l'amour, mais plutôt défini ce dernier comme l'inhibition, et la sublimation du désir sexuel en tendresse et en affection, et il voyait dans cette "fusion" l'un des accomplissements les plus hauts de la civilisation. En conséquence, Freud n'eût certes pu avoir "l'idée" (et moi non plus) que "l'émancipation de l'Homme repose dans la satisfaction complète, sans restriction de son désir sexuel" (même si, par ailleurs, je ne partage nullement l'opinion de Fromm, suivant qui cette idée constituerait désormais "le ciment unissant l'humanité dans la phase présente du capitalisme").


2°) Freud reconnaissait cependant que même les valeurs les plus élevées de la civilisation, en tant qu'elles procèdent d'une sexualité inhibée, déviée quant à ses buts, présupposent inévitablement, et perpétuent, l'absence de liberté et la répression. Fromm en conclut que Freud rejette tout espoir de quelque "amélioration substantielle que ce soit de la société" et que la théorie freudienne ne saurait en aucun cas être assimilée à "une critique radicale de la société aliénée" dès lors qu'elle considère précisément cette "aliénation" comme fondement nécessaire de toute civilisation. Qui plus est, Fromm insiste sur le fait que Freud ne propose jamais de critique portant sur la "structure socio-économique" de la société contemporaine. Sur ce dernier point, je suis bien d'accord, et je n'ai même jamais prétendu l'inverse. À la première page de mon article, je pointais justement le degré "de complicité objective de la psychanalyse avec cette société dont elle révèle pourtant les secrets". Quand j'évoquais les implications radicales et critiques de la théorie freudienne, je me référais en l'occurrence à certains de ses aspects permettant d'exposer en pleine lumière la profondeur des systèmes de contrôle répressifs s'exerçant sur la "nature" humaine, systèmes de contrôle que la société contemporaine partage avec les formes de civilisation répressive l'ayant historiquement précédée. Il se peut tout à fait qu'une telle critique ne soit pas suffisante. Elle me semble néanmoins bien plus pertinente que telle autre ne se bornant qu'à n'incriminer que des aspects secondaires ou quelques regrettables "excès" de l'aliénation, tout en préservant, voire en fortifiant les racines de celle-ci. C'est ainsi que ce même Fromm qui vient juste d'accuser Freud de ne pas critiquer le capitalisme, écrit que l'aliénation rencontrée par l'ouvrier au travail "ne peut être surmontée qu'à la condition que cet ouvrier ne soit plus employé par le capital, qu'il cesse d'être un objet dont on dispose, mais qu'il devienne un sujet responsable qui, lui-même, emploiera le capital [c'est Fromm qui souligne]. Le point principal n'est donc pas la propriété des moyens de production, mais la participation à la gestion [management] et à la prise de décision" (Fromm, The Sane Society, trad. française : Société aliénée et société saine, Courrier du livre, 1967). Fromm pense ainsi que le principe de co-gestion [co-management] représente une limitation très sérieuse du droit de propriété. Il reconnaît à tout propriétaire un droit légitime au retour sur investissement du capital engagé (pourvu que le taux de profit en question soit "raisonnable") mais pas "au commandement illimité exercé sur les hommes que ce capital pourra employer." Semblable "commandement illimité", de l'entrepreneur employant sous le régime du salaire librement fixé, a-t-il jamais existé dans la réalité ? Fromm voit, en tout cas, dans la "participation des travailleurs" un moyen "d'humaniser" le travail, et d'établir une relation "pleine de sens" [meaningful] entre l'ouvrier, son travail et ses camarades : il note le cas "d'une des plus importantes usines de montres" en France, où une sorte de coopérative ouvrière a vu le jour, les ouvriers élaborant eux-mêmes un "Décalogue" (sic) qui, outre certains des dix commandements, inclut celui-ci : "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front"
Si c'est là, d'après lui, le genre d'éléments susceptibles de "contrer" une bonne fois pour toutes le phénomène d'aliénation, il me faut alors reconnaître, certes, que le fond crucial de ma réflexion contre Fromm se retrouve sans objet... 

(Ouch... cette droite sournoise dévastatrice... 
Erich ≪Desalienator≫ Fromm ne l'avait pas vu venir. 
Excès de confiance et d'optimisme, sans doute !)

3°) Fromm exprime ensuite son "étonnement" que j'aie pu qualifier de "radicale" une théorie (la théorie freudienne des pulsions) participant, selon lui, "intégralement du même esprit que le matérialisme bourgeois du 19 ème siècle". Mais qu'est-ce que l'Éros (relativement auquel Freud se réfère, et pas incidemment, à Platon), qu'est-ce que la pulsion de mort, le principe de Nirvana ou encore "la nature ordinairement conservatrice des pulsions" peuvent bien avoir à voir, au juste, avec "le matérialisme bourgeois du 19 ème siècle" ? En tout état de cause, c'est bel et bien cette échelle précise : celle des plus grandes, des plus abyssales profondeurs de la théorie freudienne, échelle sur laquelle reposait mon article, que Fromm ― comme Horney et Sullivan [autres psychologues "révisionnistes" à succès, désireux de dépasser Freud dans le sens d'une thérapie "positive" sociale-réformiste de masse] ― entend mettre au rancart. Cette mutilation de la doctrine, ainsi que la réduction drastique de la théorie de la libido, impliquaient de manière générale le retour régressif à toute une psychologie pré-freudienne de la conscience. Ici, Fromm s'insurge, demande des preuves. Mais pratiquement toutes les pages de chacun des livres qu'il a écrits depuis Escape from Freedom (trad. française : La peur de la liberté, paru en 1941) fournissent de telles preuves. Prenons, s'il faut absolument mentionner des exemples précis, celui de sa réinterprétation du complexe d'Œdipe, ou encore ses analyses des névroses en termes de "problème moral". La réduction révisionniste de Freud passe aussi par le remplacement à grand spectacle de la psyché pré-individuelle, au bénéfice de la "personnalité développée [mature personality]". Derechef, certes, Fromm proteste, arguant du fait que les travaux de Sullivan sont presque entièrement consacrés au "développement de l'enfance" et que dans sa propre psychologie même, "le caractère d'une personne est essentiellement déterminé par sa situation infantile". Mais la question du développement de l'enfant appartient au domaine de toute psychologie de la conscience, de même qu'elle est le lot de tout expert spécialiste en relations humaines, et le traitement que lui réserve Sullivan ne se distingue guère, selon moi, des présentations les plus éculées qui en ont été faites, au niveau superficiel des "relations inter-personnelles". L'analyse consacrée par Fromm lui-même aux premières étapes du développement caractériel s'est trouvée avec le temps de plus en plus vidée, purgée de tout le potentiel explosif des forces pulsionnelles liées à "l'héritage archaïque" de l'Homme, et à la lutte à mort contre la Répression. Révéler précisément les implications de cette lutte (et, de fait, les conditions réelles de "l'émancipation humaine"), tel était le grand souci de la psychologie freudienne des profondeurs. On ne le préservera pas, on ne l'entretiendra pas en consacrant son attention au soi-disant "conflit entre tendances inconscientes et conscientes". Car ce souci repose par essence sur le contenu et la dynamique de l'inconscient.

 (Ohhh ! Magnifique coup de Je-Nous de Marcuse, qui touche son adversaire en plein Hegel... L'entraînement paie toujours : on ne le répétera jamais assez aux jeunes qui nous écoutent...)

4°) Fromm m'accuse de négliger le "facteur humain" et aussi de "dureté envers les qualités morales". Il croit déchiffrer ma position comme étant celle-ci : "Quiconque s'intéresse aux conditions du bonheur et de l'amour trahit par principe la pensée radicale". Ma position, cependant, est tout au contraire de dire que Fromm (et les autres révisionnistes) ne s'intéressent pas réellement aux conditions "du bonheur et de l'amour". J'écris en effet en toutes lettres dans mon article (p. 233) que ces valeurs (amour et bonheur) sont tout sauf inauthentiques, mais que "le contexte", en revanche, "dans lequel elles sont définies, lui, l'est". Ces valeurs, Fromm les définit en termes de pensée positive [positive thinking] laissant en place, sans y toucher jamais, ce négatif qui reste pourtant prédominant ─ et domine, de fait, l'existence humaine. Fromm assure que son concept "d'amour productif" évite toute adaptation et conformation à la "société aliénée". C'est précisément ce que je mets en question : je pense que ce concept participe de l'aliénation. Les suggestions pratiques visant à nous engager sur cette fameuse "route de la bonne santé" dont il est question dans son dernier livre (ouvrage dont j'ai cité un extrait ici-même, un peu plus haut) offrent à mes yeux le meilleur exemple de la façon dont des propositions visant à adoucir la société établie peuvent être confondues avec d'autres, visant, elles, à la dépasser. On a tout à fait le droit de recourir et de réclamer toujours davantage de psychologie industrielle ou de management scientifique. Ce qui pose problème, et gravement, c'est de présenter tout cela comme une variété anticonformiste d'humanisme. Fromm tient à me rappeler que "la société aliénée développe en elle-même les éléments qui viendront s'opposer à elle". C'est juste, mais je suis en désaccord avec Fromm sur ce que sont les éléments en question et l'endroit où les trouver : l'essentiel de ce que lui nomme aliénation m'apparaît précisément comme la force triomphant de celle-ci, et ce qu'il nomme le Positif me paraît, à moi, le Négatif. Le soi-disant "Nihilisme", en tant que mise en accusation permanente de conditions inhumaines, ne constituerait-il pas alors, à ce compte, la seule véritable attitude humaniste qui vaille, part fondamentale de ce Grand Refus de jouer le jeu, de se compromettre avec la mauvaise positivité ? J'accepte, en ce sens, bien volontiers cette qualification sous laquelle Fromm entend dépeindre ma position : celle d'un nihilisme à visage humain [human nihilism].»

   (Herbert Marcuse, in Dissent III, 1956) 

Un... Deux... Trois.... 
Ça y est : Fromm est compté !
Parviendra-t-il à revenir dans ce combat ? À  retrouver cet ≪oeil du tigre≫ ayant fait sa réputation ? Adrian !≫ hurle quelqu'un dans la foule, visiblement en état de choc. L'ambiance est indescriptible ! Ne zappez pas ! 

lundi 11 mai 2020

À vos marques !

vendredi 21 décembre 2018

Y a vraiment des droites qui se perdent



« Cadres, banquiers, chefs d'entreprise, ils partagent la même passion pour la boxe : loin des quartiers populaires où il est historiquement pratiqué, le noble art s'est fait une place parmi les "élites", attirant des "décideurs" séduits par une pratique haut de gamme, coeur de cible d'onéreuses structures privées. Ombeline, rédactrice en chef indépendante, est adepte. "Côté physique, la boxe est un sport extrêmement complet, à chaque cours on se dépasse et mentalement ça permet vraiment de se concentrer sur quelque chose". Même son de cloche chez Julien, cadre dans une start-up informatique, qui après une séance se sent "vidé, tout simplement, à la fois intellectuellement et physiquement". "Depuis que je boxe, je mange des salades le midi et j'ai arrêté les cocktails en afterwork", confie André, rencontré alors qu'il combattait lors d'une réunion de boxe privée entre cadres travaillant pour la plupart à La Défense. "Quand on voit des supérieurs faire des AVC à cinquante ans, on se dit qu'il faut se préserver", abonde Gaëtan, un autre participant. Tous ont eu le même coup de coeur pour la boxe, qu'ils pratiquent dans des installations haut de gamme à la sortie du travail. Bien loin du cliché du boxeur de quartier, en sueur dans une salle insalubre... 
Difficile de chiffrer ce phénomène du "white collar boxing", cette pratique de la boxe en "col blanc" née aux Etats-Unis et développée dans les grandes places financières du globe. Mais le Directeur technique national à la Fédération française de boxe, Patrick Wincke, y voit une conséquence du succès des boxeurs français aux JO-2016 de Rio, cette "Team Solide" aux valeurs "d'épanouissement, de solidarité, de dépassement de soi". "Ce sont aussi des valeurs recherchées dans le monde de l'entreprise", un monde jusque-là plutôt réticent à la boxe, poursuit-il. "Désormais, il y a des acteurs de cinéma, des hommes politiques, des chefs d'entreprise qui boxent. Ces publics qui ont besoin à la fois de se défouler, de se changer les idées, tout en trouvant un apport personnel, ont trouvé une réponse dans la boxe", constate le DTN. L'acteur Mathieu Kassovitz, le PDG de Kering François-Henri Pinault, l'ex-Miss France Laury Thilleman, tous s'y mettent. Même à Matignon, le Premier ministre Edouard Philippe s'entraîne à la boxe anglaise, profitant des équipements aménagés par l'un de ses prédécesseurs, Manuel Valls, adepte lui de la boxe française. "C'est un formidable sport pour des métiers qui sont particulièrement exposés au stress, comme ceux de la banque, de la finance et du conseil : tous les environnements où l'on a des responsabilités importantes", résume Cyril Durand, fondateur du concept "Temple Noble Art", un des clubs les plus en vogue de Paris. Comme cet ex-responsable d'opérations chez le géant de l'immobilier commercial Unibail-Rodamco, ils sont nombreux à avoir exploité cet engouement naissant en France pour créer leur enseigne "premium". Dans son club, bâti dans une ancienne fabrique du 18e siècle tout près de la Comédie-Française et du Palais Royal, ce diplômé de Sciences Po et HEC mise sur un cadre et des prestations en rapport avec le "haut niveau d'exigence" des "décideurs" qui viennent s'entraîner. Avocats, artistes, mannequins, députés et entrepreneurs ont été conquis par les matériaux nobles installés dans l'établissement comme le cuir des élégants punching-balls. Parmi les VIP, on retrouve par exemple Antoine de Caunes, Valérie Lemercier ou le cuisinier star Thierry Marx. »

            (AFP, 21-12-18)

dimanche 30 septembre 2018

lundi 23 juillet 2018

Spécial Étai


Ne laissez pas une bête seconde d'inattention gâcher la magie des vacances. Il fait chaud, c'est vrai, on se relâche, et c'est la porte ouverte. Pourtant, la vigilance, sur le sable brûlant aussi, ça peut être une attitude hyper-fun au quotidien. Les sollicitations permanentes des fâcheux ordinaires n'expliquent pas tout. Sus au laisser-aller, sus à la facilité. Entraînons-nous dans les mises en conditions suivantes (attention, les exemples peuvent être désarçonnants ! C'est précisément le but) :

Fig. 1. Réactions appropriées : Fuite (terrain lourd), Mae-geri précédé ou non de : coup de coude, crachats, rires gras

Fig. 2. Réactions appropriées : Coups de coude, suivis ou non de Mae-geri, passage dans le dos, étranglement, accompagnés éventuellement de : crachats, rires gras et incrédules.

Fig. 3. Réactions appropriées : écartement brutal et simultané des deux bras, position de la croix, montée, juji-gatame, nécessairement ponctué de crachats (estimer la direction du vent et bien relever la nuque), de rires gras et d'une dernière remarque sarcastique du genre : Je suis un lecteur quotidien du Moine Bleu, connasse (pour les filles et non-binaires : adapter).

Fig. 4. réactions appropriées : retrait rapide du buste et des jambes, prise immédiate du dos, accompagné - ce serait bien - de morsures (pas de rires gras, donc, dans ce cas précis, ni même de crachats au sens propre du terme), d'une belle série de coups de dos de poing, suivis de sa finalisation orthodoxe.  

Voilà, les amisEs. C'est tout pour aujourd'hui. En espérant vous avoir aidé via nos tuto somptueux. Profitez bien de la life. Et n'oubliez jamais de penser, même en vacances. La pensée impliquant, bien entendu, en toutes saisons, la plus extrême intolérance aux petits enquiquinements quiquiqui nous empêchent de kiffer la vibe.


dimanche 13 mai 2018

Dans les années 300


« L'homme n'accepte pas facilement que sa vie soit presque entièrement négative, ne soit composée que de malheurs, de défauts et d'absences : la plénitude est sa plus profonde loi. Dans les années 300, personne ne pensait plus à la justice, au devoir, à la vertu, au progrès : ce ne sont pas les valeurs des mondes désespérés. On voulait simplement être "sauvé". Ce qu'il y a de grand chez Épicure, c'est de ne point proposer, comme le christianisme le fera, un salut qui est une évasion vers le ciel, mais une entreprise terrestre. Il ne promet à personne une richesse céleste, une richesse succédant à la mort. Le salut n'est pas dans le ciel, dans l'esprit, dans la mort. Épicure apporte une sagesse matérialiste, qui ne demande qu'au corps et à ses vertus le secret de ne pas mourir désespéré. Il lève ce "drapeau du pain terrestre" dont parle Ivan Karamazov dans le mythe du Grand Inquisiteur.

L'époque d'Épicure est celle de l'oppression : il la décrit sachant qu'elle a ses racines dans la condition faite à l'homme. Il ne s'égare pas, il va vers l'essentiel et ne répète jamais que lui. La philosophie n'est pas un divertissement, un luxe de professeurs, un exercice spirituel, mais un travail sur le plus pressant des problèmes. Il ne faut pas faire semblant de philosopher : on ne fait pas semblant de chercher la santé, on la cherche. Il ne faut pas remettre cette recherche au lendemain : il n'y a pas d'âge pour la sagesse, qui est un acte orientant tout l'homme vers sa vérité, une conversion et un arrachement. L'homme total est en jeu : il n'y a pas une sagesse de la tête, et une sagesse de la rate et du foie. Il n'y a pas une sagesse pour tel ou tel âge : celui qui dit que le temps de la sagesse n'est pas venu ou est passé ressemble à celui qui dirait qu'il n'y a qu'un temps pour le bonheur. »

(Paul Nizan, Les matérialistes de l'antiquité)

samedi 28 avril 2018

Sexe faible (Ronda Rousey)

lundi 16 avril 2018

dimanche 1 avril 2018

jeudi 16 novembre 2017

Mes séances de lutte

samedi 14 octobre 2017

Lutte gecko-romaine


Salut à l'ami C.

jeudi 8 septembre 2016

vendredi 12 août 2016