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mercredi 14 avril 2021
Carole Roussopoulos & Delphine Seyrig
Du coup, je reprendrais bien une tranche de
Ajournés de la femme,
Grisélidis Réal,
révolutionnaires
jeudi 2 août 2012
Grisélidis et offensive
Nous
avons déjà évoqué ici l’œuvre de Grisélidis Réal, du moins le traitement spécial qui lui fut réservé naguère, en un vague lieu de
théâtre. Cette œuvre dépasse de beaucoup le littéraire simple, le simple
anecdotique compost stylistique. De même que Jünger, soldat contrarié d’une certaine puissance inique contemporaine, comprend
idéalement la guerre et son sens final, savoir : son seul développement
technique, la grande Grisélidis, ayant vécu de son corps, entre enfin
avec lui en un rapport - presque amical
- de connaissance parfaite, nostalgique, arasée d’illusions, sans
doute, point de sympathie. Sa vie durant, elle conserve à ce corps -
pure idée de son être - une entière confiance. Ce n’est pas lui, jamais,
qui vint trahir en elle l’humanité mais bien les autres : le corps, les
mensonges et la violence des autres.
L’existence de la pute, figure libre quoique suprêmement menacée, est tissée de danger. Toujours elle se trouve poursuivie, avec haine, par les plus faibles, les plus misérables des hommes, ou bien ces femmes dérisoires qui les servent, et qui rouleront pour eux jusqu’au gouffre. Toujours le danger vient de ce Bourgeois assailli de pulsions, qu’il réprime, enfouit, enterre, recouvre du sable gris qui lui constitue l’âme.
L’existence de la pute, figure libre quoique suprêmement menacée, est tissée de danger. Toujours elle se trouve poursuivie, avec haine, par les plus faibles, les plus misérables des hommes, ou bien ces femmes dérisoires qui les servent, et qui rouleront pour eux jusqu’au gouffre. Toujours le danger vient de ce Bourgeois assailli de pulsions, qu’il réprime, enfouit, enterre, recouvre du sable gris qui lui constitue l’âme.
Mme Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement socialiste, qui fourbit à cette heure, pendant ces congés payés-ci, son projet de loi future abolissant la prostitution - pénalisant notamment les clients des putes - roula auparavant des années entières pour ce type de personnage auquel elle
emprunte désormais, plongée dans le rayonnement politique le plus intense, la ridicule
incarnation, l'expression inepte. M. Gérard Collomb fut ce noble mentor
dont nous parlons, digne Maire de grande ville, fréquentant peut-être les
putes, peut-être cela lui arriva-t-il, peut-être non, n’entendant en tous cas pas les apercevoir en bas de chez lui, à proximité d’écoles, à proximité d’enfants. Ceux-ci, face à M. Collomb, doivent rester sans questions. La télévision, seule, plus tard, se chargera des réponses. Elle montrera alors, auxdits enfants devant pour l'heure être épargnés, des putes tout à fait comme il faut, c'est-à-dire postées, en attente, parmi l'ailleurs lointain. Les putes, surtout, ne sauraient apparaître devant ces cafés reluisant d’élégance où M.
Collomb aime, depuis les premiers élans fiévreux de l'engagement, à causer politique, culture et entreprises d’insertion
avec ses collègues de gauche.
La loi, donc, et les élus du Peuple, devraient bientôt rendre encore plus
dangereuse la vie déjà compliquée des putes, de ces femmes enchaînées, comme les autres, à l’économie (dont le maquereautage ne fournit qu’un secteur
de pointe,
temporairement innovant et illégal), de ces femmes libres, pourtant, dispensant leurs cul, chatte et bouche dans un bruit de scandale, cependant qu’une
caissière salariée soulève, de ce même corps de femme, près d’une tonne quotidienne de
marchandises dégueulasses. En déchaînant l’immense plaisir de M. Collomb et Mme Vallaud-Belkacem, lesquels, c'est bien connu (ils nous le font bien connaître) se coulent dans des torrents de jouissance chaque fois que de l’emploi,
par ici, vient à jaillir du néant.
« Marchandisation des corps », disent-ils. Et aussi « Barbarie de l’exploitation ». Ces gens n’ont, en vérité, jamais dit sans le savoir qu’une seule, unique et même petite chose.
« Un jour viendra où nous paierons. »
![]() |
| Félicien Rops, Mors Syphilitica |
Les faire payer, justement (à tous points de vue, certes), c’est bien ainsi que Grisélidis l’entend. Et cet instrument de vengeance, voilà que la sublime le découvre un beau
jour, un jour laid, plutôt, et terrible de plus qu’elle se prostitue
en Allemagne, auprès de soldats noirs (elle a toujours eu pour les Noirs, leur liberté et leur sexe, dit-elle, un amour sans limites)
casernés en ce pays vaincu, et retors, dans les années soixante.
Les
pires violences physiques lui sont alors imposées. Elle sauve sa vie,
plusieurs fois, d’extrême justesse. Souvent, elle manque mourir
du fait de cette clandestinité déjà imposée à l’époque, par la morale et ses amis glorieux, aux putes.
Et
puis, soudain, dans son malheur, voilà qu’est dénichée l’arme suprême, le Fléau, la maladie ignominieuse dont elle
se voit frappée, qu’elle entend bien retourner, dès lors, ivre de
haine, contre tous les monstres, tous les tartuffes l’ayant
outragée à divers degrés.
La leçon porte, aujourd’hui encore. Et ces derniers, qui n'ont guère changé, gagneraient fort à la méditer.
Grisélidis
devait certainement ignorer, quoique l’appliquant parfaitement d’instinct, cette divine consigne du camarade Panizza, dans son Concile d’Amour : va donc et baise, et les frappe tous, prêtres de base, curés, archevêques et puis, enfin, papes.
« Va, descends, et surtout n’oublie pas ! de bien respecter la hiérarchie… »
![]() |
| George Grosz, Les funérailles d'Oskar Panizza |
« Il
me vient une blessure à la lèvre, un bouton matelassé de blanc, hideux,
douloureux. Qu’est-ce que c’est encore ? Non, je ne veux pas y penser.
Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas. Il y a aussi d’étranges taches
rouges, violacées, sur mon ventre. Ce n’est rien, n’est-ce pas ?
Quelques veines qui ont sauté, voilà tout. Il ne faut pas s’affoler. Pas
de faiblesse, hein ! Ne rien croire ! Je n’ai pas peur. Il ne pourra
rien m’arriver. N’est-ce pas, Seigneur ? Réponds, hypocrite, comédien !
Et l’analyse négative, alors c’est quoi, ça ?
J’ai mal, j’ai si mal au fond de la gorge. C’est une angine, voilà tout, une énorme angine carabinée. L’hiver est dur.
Ces
blessures blanches, maintenant, il y en a plusieurs qui se relaient,
qui s’avancent au bord de ma bouche. Le rouge à lèvres sur elles ne
prend pas. Elles restent là, obstinément, luisantes, poreuses,
blanchâtres. Je ne peux presque plus rien avaler. C’est terrible, cette
infection des amygdales qui refuse de céder aux pastilles habituelles.
Je vais étouffer si ça continue ! Ne pas penser ! Suce des pastilles, gargarise-toi, tais-toi !
Deux
mois, avait dit la doctoresse. Si c’était ça ! Je n’embrasse plus
personne. Ça fait trop mal. Au moindre attouchement, c’est à hurler. Ces
blessures, elles sont vivantes. Elles bougent, elles voyagent sur mes
lèvres. Comme de petites bouches qui bouffent la mienne.
Je
me cramponne, je ne veux pas encore m’avouer vaincue. Et pourtant, si
je transportais maintenant cette pourriture ? Si elle était incrustée en
moi, dans ces blessures qui remuent et qui souffrent ? Si j’allais en
donner aux autres ? Aux Noirs, aux Allemands ? Eh bien, mais qu’ils en
crèvent ! Le sang noir est plus fort. Qu’il résiste ! Les autres, je
m’en fous. Chacun son tour !
Un
matin, plus aucun doute n’est possible : toute la paume de mes mains,
et la plante des pieds, sont piquetées de petites pointes
rouges-violettes comme des épines du rosier. Je fleuris, je pourris !
J’ai la syphilis ! (…)
Suivent
les soins et les devoirs imposés par cette royale décoration. On est
contagieux jusqu’à la deuxième piqûre. Il me reste deux nuits pour
foutre la syphilis à toute l’Allemagne comme on incendie de vieilles
hardes ! Et de ce vitriol ils engrosseront leurs épouses !
Si
je les tenais tous ! Celui qui m’a promenée en voiture toute une nuit,
dans la forêt, dans le brouillard, pour dix marks ! Celui qui m’a parlé
d’amour pendant des heures pour me voler deux marks dans mon
porte-monnaie à cinq heures du matin !
Si
je tenais celui qui m’a emmenée dans un quartier désert, loin de tout,
et m’a jeté vingt marks à la figure en menaçant de me laisser sur place
si je refusais ! Et les deux chancres de cinéma et leurs promesses de
rôle dans un film, venus à deux dans notre chambre un matin ! Et celui
qui voulait lâcher sur moi ses chiens !
Oui
tous ! Tous ! Une grande giclée de pus dans leur bouche ! Pardon,
Noirs. Pardon à trois de mes Noirs, à trois frères en syphilis. Pardon à
Roy Blaine Miller, qui l’a cuvée dans sa cellule solitaire. Pardon au
soldat en uniforme, venu l’après-midi du deuxième jour, pardon à son
sourire. Pardon au grand brutal de la caserne aux barbelés. Elle vous a
eus, la rose à l’écume rouge. Elle vous a mordus.
Mais
les autres, inconnus et mouchetés de bave écarlate ! Paix, Syphilis !
Baise et prolifère ! Bouffe les Judas ! Empuantis les Frohe Weihnachten !
Ô Tannenbaum couvert de pustules, aux verges allumées, enrubannées de
pus, chantant la gloire du petit Jésus ! Faveurs roses et ficelles
dorées, chocolats et truffes à la gangrène !
Gloria, Syphilis, Amen !
Avant
que la pénicilline ne t’emporte, mes cheveux tombés par poignées, mes
dents pulvérisées, cassées, je te les abandonne. Fais-en des bijoux pour
tes amants.
Louée
sois-tu Syphilis. Louée dans les ventres et dans les amygdales trouées.
Dans les ulcères des sexes et des lèvres brûlées ! Louée au plus haut
des yeux et sous la plante des pieds. »
Grisélidis Réal, Le noir est une couleur.
Du coup, je reprendrais bien une tranche de
Grisélidis Réal,
Prostitution
jeudi 26 janvier 2012
Grisélidis au chtar
Mieux vaut finir prostituée que commencer prostrée. Telle est exactement la réflexion que nous nous fîmes, l’autre soir, au début de l’interprétation malencontreuse, dans un certain théâtre, du Carnet de bal d’une courtisane, de Grisélidis Réal. Nous aurons l’occasion - et le désir - de revenir sur le destin de cette extraordinaire et lumineuse putain. Nous aurons également, hélas ! en attendant, tout loisir de nous interroger sur cette malédiction, décidément spéciale, pesant sur les scènes du dix-neuvième arrondissement de Paris, et qui nous prive avec une parfaite régularité de trésors textuels dont nous nous faisions une joie d’enfant.
Le Moine Bleu avait déjà vu, avec désespoir, assassiner voilà quelque temps, dans cette même circonscription administrative, le Journal d’une femme de chambre, Célestine subissant, au Théâtre du Bouffon (c’est son nom), de la part d’une Mme Isabelle Boutonnet, la transformation de la domestique jouisseuse qu’elle est, jalouse, tout à la fois amoureuse et transie de haine de classe pour ses maîtres, bref monument d’ambiguité politique et charnelle, en une bête hystérique au charme annulé, par décret. Un texte semble parfois ne pas suffire à ceux ou celles qui le transportent sur les planches. Les gens, pensent ces transporteurs, veulent plus que le texte. Il leur sera donc donné plus, c’est-à-dire autre chose.
Cette fois, Mme Ramondou Clotilde, pourvue pourtant d’une voix magnifique et disposant de l’espace idéal (la scène du théâtre Paris-Villette, élégante et vaste), s’est d’après nous entièrement méprise sur la façon adéquate de traiter ce fameux Carnet de Grisélidis, dont c’est ici le moment de rappeler qu’il représente l’os littéraire par excellence. Il s’agit de la comptabilité et de la description succincte (donc cruelle) des divers clients reçus et traités par la pute-écrivain au cours d’une période donnée. La litanie est donc celle d’un gars à petite queue, grosses couilles, rencontrant des problèmes pour bander ou cracher la purée, goûtant de se faire enculer, menotter, jouissant ou non dans la bouche, etc, auquel succède un autre gars, puis un autre, et tous les suivants. Chaque description ne comprend que quelques lignes. Elle est celle, arte povera, de la misère, le tarif finalement annoncé (« 80 francs » , « 100 francs, au moins », etc) scandant celle de la pute autant que celle du malheureux ainsi renvoyé chez lui vidé, délesté, triste, parfois, quoique plus léger. Stendhal feuilletait, nous dit-on, quelques pages du Code civil avant que de se mettre à écrire. Cela, prétendait-il, épure le style. La liste des clients dressée par Grisélidis présente la même nudité rigide que le Code civil. Il eût fallu adjoindre, pour l’honorer, à sa déclamation froide et énergique un détachement, simple et violent, de gestes.
Il eût aussi, peut-être, fallu déambuler, comme font les putes lesquelles, parfois, se les caillent quand elles travaillent dehors, dans la nervosité et l’angoisse permanentes de voir débouler les flics de Guéant, prochainement ceux des féministes socialistes, promettant ces temps-ci de faire malgré elles, légalement, leur bonheur, et leur affranchissement. Il eût été meilleur de soigner, de manière outrancière, son allure, ainsi que font les putes, dont le corps est le seul outil de travail, indépendamment de leur âge, de leur fatigue, de leur désespoir. Or, les poses, parfois simiesques, arborées par Mme Ramondou en égrenant sa fatale liste (nous gardons, entre autres souvenirs douloureux, celui d’un accroupissement prolongé, certes remarquable sur le plan sportif, ou chorégraphique-contemporain) ne s’inscrivaient pas, c’est le cas de le dire, dans une telle démarche.
Surtout, il eût été préférable, quant au Carnet lui-même, de rapprocher sèchement, avec un empressement presque brutal, les tares ou faiblesses de ces clients, afin de provoquer un effet comique imparable, lequel devait, à y réfléchir quelques secondes, être sur ce coup-là estimé hors de propos, voire insultant par Mme Clotilde Ramondou et son équipe. Car, dans le cas contraire, l’effet en question, étant donné cette pure merveille de texte administratif, n’eût pas manqué de jaillir, et d’étreindre la salle avec la dernière facilité.
Las ! Ce à quoi l’on assista consista plutôt en l’éveil crypto-matinal, extrêmement glauque, dans une montée lumineuse aveuglante, d’ailleurs fort pénible (mais là encore tel devait était être le but), de spots oranges bien en plein dans ta face, d’une créature jûchée sur des talons démesurés, dont elle ne maîtrisait guère l’emploi, mais convenons qu’il est difficile, et qui répéta jusqu’à la fin, en mécanique froide et lente, cette éprouvante suite de « branle, jouit, bite, encule, soixante francs » - pourtant en puissance tellement drôle ! - avec, dans le regard, une inspiration de chef de rang envoyant les commandes, tard le soir, et alors le chef de rang veut aller se coucher, mais il doit tout de même encore un peu réfléchir à ce qu’il fait.
Voilà ce qui arriva au Carnet de Grisélidis Réal.
On nous dira, ça ne manquera pas, que telle était sa vérité, et aussi celle du métier de Grisélidis Réal. Nous pensons que, dans ces conditions, cette misère n’a aucun intérêt, n’étant ni subversive ni piquante. Et nous renverrons les bourgeois de gauche à leur dépression habituelle, en leur pissant, une fois de plus, bien en face de la raie.
Bon. Du calme.
La vérité, que voici à nouveau, répétons-la, avec tact.
On peut faire un objet littéraire de tout. Les behavioristes du polar américain, parmi des milliers d’autres, l’ont assez prouvé. Ces gens (Hammet, Chandler) vénéraient des auteurs français (dont Maupassant, par exemple) étant allés, avant eux, tout aussi loin dans le mépris de la psychologie intérieure, et s’en tenant, comme eux, à des descriptions cliniques de faits, cette cruauté de simplicité faisant bien sûr également pièce à l’époque, simplement barbare. Le Carnet de Grisélidis est un os littéraire. Il ne peut être qu’infiniment drôle, quoi d’autre ? S’il ne dit pas son époque (et donc ne la moque pas : ne montre pas ce qu’elle a d’absolument, de désespérément comique, c’est-à-dire d’irrattrapable par quelque bout qu’on la prenne), s’il concerne davantage la production des sociologues, des membres (mous) du Collège de France et des féministes bourgeois abolitionnistes, s’il renvoie essentiellement à l’inévitable « absurdité de la condition humaine » et à d’autres terrifiantes fadaises laureadlériennes, et qu’on nous démontre la chose à la perfection, alors ce Carnet n’a plus aucun intérêt pour nous.
Il nous ennuie.
Il nous ennuie.
Au point de nous mouvoir hors des théâtres du dix-neuvième arrondissement de Paris, pour aller nous faire branler, enculer, et jouir dans la bouche ailleurs.
Pour moins cher.
« Demain je vais écrire à mon avocat. Je crois qu’il se moque de moi. Il m’avait dit : quinze jours puis trois semaines – et toujours rien. Je n’ai même pas reçu de copie de la demande écrite qu’il m’avait dit avoir faite. Je ne sais pas ce que j’ai, je n’ai ni force, ni courage, je déteste mes peintures, la vie, tout ici me fait horreur. Peut-être ne devrais-je pas lire le Journal d’un curé de campagne, tout admirable soit-il, il me démoralise.
Cet après-midi, il y avait l’heure biblique. La soeur (qui a d’ailleurs un faible pour moi) a fait un sermon sur la prostitution – elle a tourné longtemps autour du pot avant de prononcer le mot. Plusieurs vieilles qui se trouvaient là faisaient des mouvements de leurs têtes ridées, à la petite queue-de-cheval de cheveux gris et maigres, et manifestaient leur assentiment, leur dégoût. C’était à mourir de rire si l’on songe qu’« elles » en tout cas n’auront jamais la possibilité, ni le physique, ni le courage d’être putains tout en s’indignant si grandement sur le péché des autres – elles seraient bien incapables de le commettre ! Il est alors TROP facile de juger les autres lorsqu’on est soi-même absolument réduite à la vertu par une laideur sans espoir ! Elles, avec leur corps mou et épais, pareil à un sac de farine ! Oui, la vertu est parfois la consolation et la justification de la laideur. »
Grisélidis Réal, Suis-je encore vivante ? (journal de prison), Éditions Verticales.
Du coup, je reprendrais bien une tranche de
Grisélidis Réal,
Prostitution
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