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jeudi 18 février 2021

jeudi 30 juillet 2020

dimanche 12 juillet 2020

lundi 29 juin 2020

lundi 2 avril 2018

Les plus longues sont les meilleures !


Nous parlions, bien évidemment, des grèves interprofessionnelles.
Reconductibles.
Obsédés.

dimanche 28 janvier 2018

Philosophie


« La philosophie est à l'étude du monde réel ce que l'onanisme est à l'amour sexuel.»
(Marx, L'idéologie allemande)

« (...) mais la théorie se change, elle aussi, en force matérielle, dès qu'elle pénètre les masses. »
(Marx, Contribution à la critique de la Philosophie du droit de Hegel)



mardi 9 janvier 2018

Désublimation répressive et libération

                  

Ce beau travail n'a pas pris une ride. Voilà deux ans, qui plus est, interviewée à son sujet par toute une tripotée de pénibles, aussi niaisement libérale qu'évidemment réactionnaire, Ovidie réussit cependant le tour de force de parvenir à émettre quelques idées d'importance notable, en zone télévisuelle. Chapeau. On retrouve la chose ci-dessous.  

                     

samedi 9 décembre 2017

Tabernacle, mais qui est donc Anne Archet ?

(Pour aller y voir de plus près, 
clique donc là-dessus, bébé)


« Qui suis-je ?

Qui est Anne Archet ? Tout dépend de qui vous êtes.

Si vous êtes marxiste, je suis une «petite bourgeoise intellectuelle et individualiste» et donc, fondamentalement, une ennemie de classe.

Si vous êtes nationaliste québécois, souverainiste, patriote ou même pur-et-dur-orthodoxe-sucré-sans-sucre, je suis une «traître à la nation objectivement alliée au fédéral»; je ne fais hélas pas partie de «l’argent et du vote ethnique» car je n’ai pas un sou vaillant et je ne vote jamais. Si vous êtes un fédéraliste à la sauce chrétino-trudeauiste, je suis une «pouilleuse qui en veut au plus meilleur pays au monde et qui veut nous enlever nos belles rocheuses».

Si vous êtes social démocrate ou même vaguement de gauche, je suis une «crypto-libérale qui critique les acquis de l’État providence et qui fait le jeu de la grande entreprise». Mais si vous êtes libertarien ou simplement un libéral orthodoxe, je suis très certainement une «crypto-étatiste qui sous des couverts d’anarchisme fait le jeu des syndicats et des bureaucrates».

Si vous êtes militariste, je suis sans l’ombre d’un doute une «peacenik sans cervelle inconsciemment alliée aux terroristes». Si vous êtes altermondialiste, pacifiste ou même — Kali m’en garde — tiersmondiste, je suis de toute évidence une «inconsciente aux tendances fascisantes qui se désolidarise des peuples opprimés par sa critique de la tolérance et son refus d’adhérer aux principes de la non-violence et du commerce équitable». Si vous êtes environnementaliste, je suis «une ennemie de la planète qui rejette le principe du développement durable et utilise des serviettes hygiéniques jetables».

Si vous êtes conservateur, catho, pro-vie et que vous avez les sacro-saintes valeurs familiales tatouées dans le front, j’ai bien peur d’être une «déviante homosexuelle pervertie et athée qui prône la dissolution des mœurs, qui se moque de l’autorité, de l’école et du drapeau, qui bafoue le mariage et la famille et qui se repaît du sang des bébés nés avant terme». Si vous êtes une féministe, je suis une «aliénée qui par son amour de la pornographie participe à la violence faite aux femmes». Si vous êtes un militant GLBT, je suis une «lesbienne qui devrait sortir pour de bon du placard et cesser de critiquer le mariage gay».

Si vous êtes un communiste libertaire, un anarcho-syndicaliste ou un mutuelliste, je ne serais pas surprise d’être une individualiste nihiliste, une apôtre de l’anomie, une primitiviste qui veut nous renvoyer à l’âge de pierre, une artiste déclassée qui préfère brûler une poubelle plutôt que d’organiser les masses en vue de la révolution, voire même une tête de linotte qui n’a rien compris de l’œuvre fondatrice de Proutedon, de Bakinoune et de Krotopines.

Enfin, si vous êtes un de ces hostie de cas rares adeptes de pureté de la race, de génocide et de marche au pas d’oie, je suis évidemment une «sale bâtarde chintoque qui vient voler nos jobs et souiller le sang de notre patrie» — si vous me poursuivez prévenez vos gendarmes que je n’aurai pas d’armes et qu’ils pourront tirer.

Si vous ne pouvez être classé dans un des tiroirs qui précèdent, il y a fort à parier que vous feriez un excellent amant ou une amoureuse magnifique. Le goût de jouir comme s’il n’y avait pas de lendemain me prend soudainement… êtes vous libres ce soir ?

Anne Archet
Pétroleuse nymphomane
Petite mère des peuples et
Grande timonière des masses ahuries »

jeudi 30 novembre 2017

Enfance d'un chef

(«siège-pénis», métro de Mexico, 2017)

« Ma mère partageait les préjugés de son milieu. Jugeant que le sexe d'un homme était laid, ou au moins dénué de toute beauté, elle me fit longtemps douter de l'attrait de ce qu'elle appelait ma "quéquette".
Il est vrai qu'une "quéquette" est plus ridicule que charmante. Ce mince tuyau au bout pincé, qui tremblotte au-dessus de deux petites boules de chair à la peau grenue, affadit le plus bel Apollon. Mais une verge en érection n'a rien de commun avec cet appendice infantile : pour la trouver belle, il suffit de la regarder.
Je ne compris l'erreur de ma mère, et la mienne, qu'un jour de mes 18 ans. Sortant d'une douche chaude, et traversant l'appartement dans l'état de nature, je fus subitement arrêté devant l'armoire à glace par l'image que j'y entrevis : je bandais, et cette corne de chair se balançant au bas de mon ventre me frappa par sa beauté.
Pourquoi disait-on que c'était laid ? Je pris des poses devant la glace, examinant l'objet sous tous les angles, relançant son balancement d'une pichenette, essayant de le faire se gonfler plus encore, ou de l'amener à la verticale. Plus le jeu se poursuivait, plus le jouet me plaisait, et lorsque je mis fin à ce divertissement, j'étais guéri de mes préjugés sur la laideur du membre masculin.
Je souffrais d'un autre préjugé, tout aussi commun que le premier, et dû sans doute aux mêmes causes : le corps féminin était beau. »

(Guillaume Fabert, Autoportrait en érection)

mardi 29 août 2017

AJ Dirtystein

mercredi 16 novembre 2016

De la réaction transcendantale


Les réactionnaires et pudibonds gauchistes d'aujourd'hui méditeront la chute niaisement moraliste de l'air ci-dessus, titre d'Ann Sorel ayant commis son petit effet de scandale au début des années 1970 (et ici repris par une certaine Schérazade de rencontre, un peu paumée, semble-t-il, dans sa cuisine, sa salle de bains et toutes autres pièces ringardes de son loft bellevillois).
Bref : faire l'amour à plusieurs, en tout cas, comme toute autre pratique soi-disant perverse, visant en réalité à libérer le principe de plaisir, ça ne peut donc forcément que se terminer mal, qu'être au final mauvais pour le coeur...
Et c'était - donc - déjà le cas au plus fort de cette fameuse révolution sexuelle que les fines mouches critiques contemporaines n'assimilent pourtant plus guère (comme un seul Alain Soral-Clouscard-Zemmour) qu'à LA condition fondamentale, LA modalité essentielle de crise de croissance désirante nécessaire du capitalisme contemporain.
On opposera à cette ignoble dégoulinerie de curé, à cette vieillerie antédiluvienne insupportable, à ce rien-de-nouveau-sous-le-soleil impuissant, le propos autrement sain et vigoureux de Larry Clark, dans son admirable Ken Park (2002). Se voyait, là, plutôt rappelée cette banalité de base selon laquelle le désir physique, épuisé, peut déboucher, enfin, peut se sublimer, enfin, à l'occasion, dans une culture, une civilité, une civilisation érotique supérieure.
Le problème n'est jamais du côté du désir authentique.
Le problème est toujours du côté de ses ennemis.
             

samedi 10 septembre 2016

Mandoline


mercredi 23 mars 2016

vendredi 7 août 2015

Paz Vega


Que voulez-vous qu'on vous dise, au juste ? C'est comme ça. C'est trop court. C'est vrai. Mais c'est toujours trop court, et ça le sera toujours. Non ? Imaginez un seul instant, pauvres fous, et misérables folles, que la victoire de ce qui s'annonce là soit amenée à durer. La chose serait tout bonnement impossible, qui impliquerait la libération de telle énergie redoutable que nous ne connaissons pas, qu'il vaut mieux ne pas chercher à connaître - au reste - dans l'intérêt de la continuation immédiate, disons dans un délai de quinze nuitées, de notre propre existence matérielle. En d'autres termes, la violence que recèle tout ça - sans parler expressément ni de sauvagerie, ni de bestialité, ni de vérité profonde - doit demeurer hors de notre portée, hors de notre maîtrise rationnelle afin que ce monde continue, c'est-à-dire continue au-delà de notre propre mort, soit celle de tous les autres. Un sacrifice, en somme. Ce qu'est la danse, ce qu'elle indique. De loin, certes. Mais de près aussi. Tellement et douloureusement et insupportablement près.

Bon, sinon, pour ceux que cela titille outre-mesure, Strip-tease, art de l'agacement, de Laurent de Sutter, est toujours disponible aux éditions du Murmure. L'ouvrage nous apparaît, disons-le franchement, un peu limité : fondamentalement historique, sociologue, savant, etc, bref science-humanisé, dispersé et spécialiste. Il ne manque, néanmoins, ni de style ni de drôlerie épisodique. Et puis, la limite ne saurait apparaître, en matière de strip-tease, intégralement rédhibitoire, n'est-il pas vrai ? En outre, comme on est pas chien, et que bordel, vraiment ! c'est l'été, nom de dieu ! voilà ci-dessous l'intégrale de ce truc manesque de la Mala Rodriguez sur laquelle Paz Vega faisait, voilà déjà quinze ans (aïe !) son sacré numéro de principe de plaisir déchaîné, dans Lucia y el sexo

Enjoy, girls and boys.
Enjoy and cry.

jeudi 11 juin 2015

Babamüll

Theodor Adorno, babamüllien en puissance.


Novembre 1942 (aucune date plus précise n'étant spécifiée pour ce rêve) :

« Je discutais avec mon amie X des arts érotiques dont je la jugeais capable. Je lui demandai alors si elle pourrait par le cul [en français dans le texte]. Elle accueillit la question avec beaucoup de compréhension et répondit que certains jours elle pouvait, certains autres non. Aujourd'hui justement c'était impossible. Cela me parut plausible, mais je me demandai si c'était la vérité ou un prétexte pour se dérober à moi à la manière des putains. Elle expliqua alors qu'elle pouvait faire d'autres choses, bien plus belles, des choses hongroises dont je n'avais sans doute jamais entendu parler. À ma question avide, elle répondit : eh bien, par exemple, le babamüll. Elle commença à m'en faire l'analyse. Mais il s'avéra bientôt que cette prétendue perversité était une opération financière très compliquée, qui m'était parfaitement incompréhensible mais de toute évidence illégale, une sorte de méthode sûre pour émettre des chèques sans provision. J'attirai son attention sur le fait que cela n'avait rien à voir avec les choses de l'amour qu'elle m'avait promises. Mais elle me signifia d'un air supérieur et inflexible que je devais faire bien attention et avoir de la patience, le reste allait venir. Comme je ne comprenais plus le contexte depuis longtemps, je doutais d'apprendre un jour ce qu'était le babamüll.»

(Theodor Adorno, Mes rêves)

samedi 4 avril 2015

samedi 28 mars 2015

Victoire !


Le mieux, pour approcher la merveille, est de remonter l'aile Sully, pour aboutir dans la salle des Caryatides, figurant ces géantes dont la pointe délicate des seins vous incite - cruelle et délicieuse, et dominé que vous êtes - à remonter vers eux, en léchant, et dévorant, tout ce que l'appétit vous suggère, au gré de rampements soumis d'escargot vil, baveux et misérable. Puis de venir saluer Homère, Hésiode, Pan retirant une épine du pied d'un satyre, et toute cette foultitude de créatures héllènes, nos déesses, nos dieux éternels, ivres et voluptueux, qui feront toujours le bonheur de vivre, parmi ce monde de curés hostiles et méchants. Vous croiserez sur votre chemin la Vénus de Milo, entourée de ces bustes de marbre étêtés aux seins plaqués de tissu inondé (comiquement dénommés, après coup : de pudicité) ainsi qu'un panthéon de sexe et de fesses bombées, dont celles de l'infâme Arès, hélas ! les plus émouvantes, non moins que ses débordements abdominaux, le mufle. C'est au croisement de l'aile Denon, enfin, au sommet du grand escalier Daru, que vous la devinerez déjà, dans un bruissement de plumage, bien avant que de l'apercevoir. Elle y est de retour, après des années de restauration, comme ils disent. 
Elle est sublime.
Socle de marbre gris de Rhodes, partie gauche du buste et aile droite de plâtre reconstituées, paraît-il. Certes. Aucune importance. Car voilà cette cuisse gauche servie par la poussée terrible du talon, cette courbure d'élan guerrier, et de pleine santé. A-t-on jamais admiré virilité plus authentique, merci ô femmes ! ni force plus irrésistible que cet écrasement annoncé de l'adversité la plus résolue, la plus laideronne et multiple ? Car voilà la Victoire elle-même, en marbre de Paros, témoignant de quelque réussite navale et militaire, de quelque rosserie grandiose, selon le mot de Léon Bloy, dont l'Histoire peine à recouvrer l'emplacement, ni le nom des protagonistes exacts, et c'est justice d'indifférence. Aucun texte, aucune appréciation notable n'en révèle la signification, depuis ce jour maudit où quelque sombre margoulin français aura décidé d'en dépouiller le sol béni des Grands Dieux de Samothrace, lesquels, orphelins d'elle, attendent à présent son retour, dans le vide et l'espérance. 
L'espérance, justement, serait un de ses usages possibles : la Victoire portant secours traditionnel aux naufragés. Mais lesquels, bon dieu ? Nous autres, naufragés modernes, lorsque nous agrippons notre oeil, éméché, sur cette cordelette martyrisant ses seins, qui les écrase, les tire et les montre saillant dessous, encore, ce tissu mouillé de plissements divins, lorsque nous nous délectons à mort de ce velouté de plumes arqué tel l'envergure d'un Satan bienfaiteur, il n'est que ce pur appel qui nous tienne, nous arrache à toute cette boue, nous plaque contre sa poitrine, nous mène au soleil jusqu'à fondre. Il nous domine, nous protège, il veille. Nous ne nous connaissons pas encore du fait que nous sommes infinis, et voilà ce que nous chante cet appel-là, vers quoi au juste ? Peu importe. Cet appel, c'est la seule chose de vrai, la seule vérité inconnue, inconnaissable et surtout absolument familière.

mardi 24 mars 2015

Péché

 
Châtiment de la pratique sodomite, 
tel que conçu par Michel-Ange 
avant le badigeonnage de Daniele da Voltera.


« Emporté par son sujet, l'imagination égarée par huit ans de méditations continues sur un jour si horrible pour un croyant, Michel-Ange, élevé à la dignité de prédicateur et ne songeant plus qu'à son salut, a voulu punir de la manière la plus frappante le vice alors le plus à la mode. L'horreur de ce supplice me semble arriver au vrai sublime du genre. » (Stendhal)

(Ci-dessus, relevé d'une fresque de Michel-Ange, Chapelle Sixtine, Rome. Extrait de l'Art profane à l'Église, Paris, 1908).

samedi 22 février 2014

Souper

« La chambre était si bien chauffée que nous pûmes sans crainte nous déshabiller ; ce que, cette fois, Anna fit aussi. Mais je ne vis pas grand-chose de ses charmes défraîchis, car elle passa sous la table où, dit-elle, elle voulait faire le chien. Elle s’accroupit entre mes jambes qu’elle me fit écarter ; je dus me renverser un peu du buste, et faire reposer mes jambes sur ses épaules ; sa langue alors se mit à jouer tantôt dans ma grotte de volupté, tantôt à cette autre ouverture qui se trouve par-derrière. Ma position était assez incommode parce que je devais me tenir à quelque distance de la table et ne pouvais, de mes mains, atteindre les plats, mais la langue d’Anna, qui léchait l’une et l’autre ouverture, me valait une agréable volupté. Elle y porta aussi les mains, la droite au clitoris, la gauche plus bas, et, après avoir humecté de salive un de ses doigts, le fit pénétrer aussi avant que possible dans l’anus ; il en résulta une si intense excitation que je crus devenir folle et que, bientôt, de ma grotte de volupté, jaillit un flot qui semblait intarissable. Cependant, Nina m’aidait à me nourrir, me portant le verre à la bouche pour que je pusse boire.


Nous mangeâmes et bûmes passablement, si bien que même la froide Nina se sentit bientôt en chaleur. À Anna, je passai, sous la table, quelques bouchées. Elle ne mangeait les biscuits et autres sucreries qu’après avoir trempé les plus durs – et même de petites saucisses – dans ma grotte de volupté ; cela, disait-elle, donnait à tous ces mets un arôme tout particulier.


Après le souper, j’allai chercher mon double-godemichet, pour goûter avec Rosa les délices de l’hermaphrodisme. Elle venait de se mettre au lit et cherchait le pot de chambre : le champagne bu cherchait une issue.
- Ah ! non, ce n’est pas convenu ainsi, m’écriai-je. Vilaine, veux-tu me priver du meilleur ? Je t’avertis : n’en garde pas une goutte pour toi, sinon je me fâche ! Vite, un pied sur la chaise !
Je me mis à genoux, ma bouche à sa conque, attendant le champagne bien «filtré». Il y jaillit bientôt, et je l’absorbai à flots, tout en lui tenant le derrière comprimé entre mes mains. Le champagne n’avait rien perdu de son goût : il s’était plutôt amélioré. Anna s’était allongée sur le tapis, la tête entre mes jambes, la bouche à mon coquillage ; j’avais moi-même beaucoup bu et ne pus me retenir davantage, si bien qu’elle reçut double portion.
Mais ce n’était là que préliminaires agréables et voluptueux déjà, comme serait l’acte principal. Je brûlais de son attente. Tous mes sens se concentraient sur un but précis, je tremblais de désir, au point que je fus incapable de boucler le godemichet. Nina vint à mon aide et Anna introduisit le plus volumineux des deux javelots dans ma conque où il pénétra à demi. Après quoi, je fis asseoir Rosa dans le lit, les cuisses écartées, jouant, pour elle, le rôle du mâle ; je l’enlaçai, l’embrassai, fonçant à l’aveuglette avec mon godemichet, sans réussir à l’enfoncer dans son temple de volupté.
Finalement, Nina s’en saisit et le dirigea de telle façon que je pus, d’un coup vigoureux, faire éclater la membrane virginale et l’enfoncer tout entier chez Rosa. Elle poussa un cri étouffé et Anna, la tête penchée, put lécher tout le sang. Par suite de tous ces heurts, l’autre godemichet avait pénétré plus avant en moi : au même moment, j’entendis quelque chose siffler, et je ressentis, sur les fesses, une douleur aiguë, mais voluptueuse ; c’était la verge qu’Anna maniait. Elle n’eut à donner que trois coups légers, et les sources de la volupté débordèrent en même temps chez Rosa et chez moi, nous plongeant toutes deux dans la plus délicieuse ivresse. »


(Mémoires d'une chanteuse allemande, par Cendrars-Szittya-Apollinaire-Prinz, etc.)