samedi 22 juin 2024

vendredi 21 juin 2024

≪Nous allons vous laisser une chance≫

 

≪Le vieux système de la culture, depuis la métaphysique abstraite jusqu'aux institutions de la religion et de l'éducation, a eu pour résultat d'imprégner l'humanité de l'idée que seul un comportement rationnel, qui comprend le respect des droits, des revendications et des besoins d'autrui, pouvait assurer sa survie. Sous la terreur, un tel comportement pourrait être équivalent à une auto-annihilation. Le terrorisme efface la relation causale entre la conduite sociale et la survie, et oppose l'individu à la force brute de la nature - en fait une nature dénaturée - sous la forme d'une machine terroriste toute-puissante. Ce que la terreur vise à provoquer, et qu'elle impose par la torture, c'est la mise à l'unisson du  comportement des gens avec sa propre loi, c'est-à-dire que tous leurs projets n'aient qu'un seul but : la perpétuation de soi. Plus les gens se livrent à la quête impitoyable de leur propre survie, plus ils deviennent les pions psychologiques et les pantins d'un système qui ne connaît pas d'autre objectif que de se maintenir au pouvoir. D'anciens détenus des camps de concentration nazis attestent cette régression vers le darwinisme pur et simple - ou peut-être, devrait-on dire : vers l'infantilisme... ≫

(Léo Löwenthal, L'atomisation de l'homme par la terreur, 1946)

***
≪J'estime que c'est là l'origine (à savoir : la ressemblance avec les animaux irrationnels) qui fait aussi jaillir chacune des passions comme d'une source dans la vie humaine. La parenté des passions qui se manifeste à la fois en nous et dans les animaux irrationnels confirme cette origine. Car il n'est pas juste d'attribuer à la nature humaine formée à l'image de Dieu l'origine de ces affects passibles. Car la ressemblance de l'homme avec Dieu ne peut pas consister dans la colère, et la nature supérieure ne peut pas non plus consister dans le plaisir. La peur et la férocité, le désir de posséder davantage, la haine éprouvée pour ce qui est moindre, et toutes les propriétés analogues sont loin de comporter le caractère de la Beauté divine. La nature humaine a donc tiré ces propriétés de la nature irrationnelle. La vie irrationnelle a été pourvue de ces propriétés pour sa conservation, et, transposées à la vie humaine, celles-ci sont devenues des passions.≫
(Grégoire de Nysse, vers 380)

Note du Moine Bleu  
L'≪assurance≫, dont le personnage de L'Armée des ombres joué par Lino Ventura dit ci-dessus admirablement qu'elle ≪l'enchaîne encore mieux que ses fers≫, c'est la foi ─ cynique, moqueuse et réductionniste ─ de toute pensée totalitaire en la prééminence ultime, au sein de l'être humain, de l'instinct naturel de conservation, l'instinct de survie. La liberté, la dignité de l'individu ne revêtent, chez les nazis, les staliniens, et autres businessmen efficaces de toutes obédiences, aucune espèce d'importance. Seuls comptent à leurs yeux le Projet, la Collectivité, la Masse, bref, pour le dire en termes biologiques : l'espèce, à laquelle on sacrifie tout (et dont, seules, la liberté et la dignité comptent vraiment, pour le coup). La raison, elle-même essentiellement conçue comme instrumentale et calculatrice (calculer ses chances) n'est jamais considérée par le fascisme comme dépassement de la nature (refus de courir, de jouer le jeu, refus de penser à sauver sa peau), comme trouée impossible et suicidaire produite par la nature au sein de son propre règne absolu. Le pire, c'est que le totalitarisme a raison sur ce point. La raison, d'extraction naturelle (compétitive, et adaptative) tend en effet irrésistiblement à vérifier cette origine naturelle terrible, quand bien même elle la nierait à toute force, dans sa culture et sa métaphysique. On notera ainsi ce qui distingue et rassemble à la fois les deux passages cités ci-dessus : pour des raisons évidemment différentes, nature et raison n'y sont jamais comprises comme les modalités d'un même processus, éventuellement désignable sous le nom d'humanité.     

jeudi 20 juin 2024

≪ Le bien est le bien lorsqu'il résiste à la victoire ≫ (Horkheimer)

(Dans la salle d'attente de la CPI, planète Terre, 2035)...
***
≪Durant des millénaires, les Juifs ont fait corps dans les persécutions subies pour la justice. Leurs rites, le mariage et la circoncision, les règles alimentaires et les fêtes furent des facteurs de cohésion, de continuité. Pas d'État puissant, mais l'espoir de la justice à la fin du monde, voilà ce qu'était le judaïsme. Ils formaient un peuple et le contraire d'un peuple, vivant reproche à tous les peuples. Désormais il y a un État qui revendique de parler pour le judaïsme, d'être à lui seul le judaïsme. Le peuple juif dont le cas dénonçait l'injustice de tous les peuples, ces individus dont les paroles et les gestes réfléchissaient le négatif de la réalité existante sont désormais positifs à leur tour, une nation parmi d'autres, des soldats, des chefs, des money-raisers pour leur compte personnel. Le judaïsme doit voir dans l'État d'Israël son objectif premier, comme autrefois le christianisme le voyait dans l'Église catholique, avec toutefois moins de perspectives que ce dernier ; mais combien ne s'est-il pas résigné en triomphant ainsi dans l'ordre temporel ! Il paye sa continuation par un tribut à la loi du monde tel qu'il est. Si sa langue est l'hébreu, c'est la langue de la réussite, non pas celle des prophètes. Il s'est assimilé à l'état du monde. Que celui qui se sait sans faute lui jette la première pierre. Seulement, c'est bien dommage, car une telle renonciation chasse justement du monde ce qu'elle devait y maintenir, comme ce fut le cas avec la victoire du christianisme. ― Le bien est le bien non lorsqu'il est victorieux, mais lorsqu'il résiste à la victoire. Puisse la soumission nationale à la loi de l'existence ne pas connaître une fin aussi radicale que celle des individus dans l'Europe de Hitler, de Staline, de Franco, avec leurs successeurs à venir.≫

(Max Horkheimer, ≪L'État d'Israël ≫, 
in Notes critiques, 1961-1962)

Ippon Seoi Nage

(Épinay-sous-Sénart, France, ces jours-ci)

On notera la fluidité exemplaire de l'enchaînement (et la grande qualité technique, en particulier, de la  finalisation au sol). Et l'on regrettera, comme trop souvent, l'empressement zélé de l'arbitrage, frustrant tout un public désireux d'apprendre et de communier dans les valeurs du sport, source avérée (on ne se lassera jamais de la rappeler en ces temps pré-olympiques) d'un vivre-ensemble de bon aloi. 

jeudi 13 juin 2024

dimanche 2 juin 2024

Hiroshima

mardi 14 mai 2024

Du Nominalisme en Amérique


La bise au camarade Lionel D. !

mardi 30 avril 2024

≪L'exploitation est la force de tout changer≫ (trois hypothèses)

(Une sortie de métro, Paris, fin mars 2024)

De trois choses, l'une. 
Soit il existe, chez la France soi-disant insoumise, de très mauvais colleurs d'affiches. 
Soit, il existe, chez la France soi-disant insoumise, des saboteurs internes d'origine situationniste, à tendance désespérée-cynique et haut potentiel comique-subversif.
Soit il existe vraiment une dialectique de la nature (c'est pas une blague !)

Trois hypothèses. 
Pas une de plus.

mardi 9 avril 2024

Comment des classes sont-elles possibles ? (8) Dialectique médiévale

La dernière fois qu'un cardinal vous a fait cet effet, à vous ? 

1
≪ Le chien et les animaux de la même espèce sont unis à cause d'une commune nature spécifique [note du MB : aujourd'hui, on parlerait d'ADN] qui se trouve en eux, nature spécifique qui, de toute façon, serait contractée en eux même si l'intellect de Platon ne s'était pas forgé les espèces par la comparaison des similitudes entre les individus. L'intelliger est donc postérieur à l'être et au vivre quant à son opération, puisque, par son opération, l'intelliger ne peut donner ni l'être ni le vivre, ni l'intelliger même ; mais du point de vue des choses intelligées, l'intelliger de l'intellect lui-même suit aussi par analogie l'être, le vivre et l'intelliger de la nature. C'est pourquoi les universaux qu'on fabrique en comparant entre eux les individus sont similaires aux universaux contractés dans les choses particulières ; et ces universaux sont déjà dans l'intellect même de façon contractée, avant même que celui-ci ne les développe, par son acte d'intellection (qui est son opération propre) dans l'extériorité où ils sont connus. On ne peut en effet rien intelliger qui ne soit pas déjà en soi-même de façon contractée. En intelligeant, l'intellect développe, au moyen de notions et de signes comparatifs, un monde de similitudes qu'il contracte en lui. 
≪ Les péripatéticiens ont, d'une certaine façon, raison de dire que les universaux n'existent pas en acte en dehors des choses. Seul le singulier est en acte, lui en qui les universaux sont, sur le mode de la contraction, le singulier même. Les universaux ont pourtant, conformément à l'ordre de la nature, un certain être universel, susceptible d'être contracté par le singulier, non pas que les universaux soient en acte avant la contraction, ce qui serait contraire à l'ordre de la nature (puisque l'universel susceptible d'être contracté n'a pas de subsistance propre), mais ils sont en acte dans ce qui est en acte ; ainsi le point, la ligne, la surface précèdent, selon un ordre progressif, le corps dans lequel seul ils sont en acte. En effet, les universaux (...) ne sont pas seulement des êtres de raison, bien qu'on ne puisse pas les trouver en acte en dehors des singuliers, de même que la ligne et la surface, bien qu'on ne puisse les trouver en dehors des corps, ne sont pas pour autant de simples êtres de raison, puisqu'ils sont dans les corps comme les universaux sont dans les choses singulières. Cependant, l'intellect les fait exister en dehors des choses au moyen de l'abstraction (...) et c'est cette abstraction qui est un être de raison.≫
(Nicolas de Cues, La docte ignorance, 1440)

lundi 8 avril 2024

Vous avez un (nouveau) message !

Ci-dessus : Le second message, 
par Mahmûd Muhammad Taha (publié en 1981)

≪Le livre de Taha tranche d'une manière radicale entre la part vive ─ encore valide ─ et la part périssable ─ obsolète ─ du Coran. Les révélations mecquoises, signalant la dimension métaphysique, ethnique, eschatologique (le versant "mont des Oliviers, en somme) peuvent encore nourrir et structurer les âmes, tandis que l'organisation médinoise, plus juridique, politique, militaire, constitue la part conjoncturelle, archaïque, adaptée aux mentalités d'une époque révolue, dépassée par l'évolution humaine. Cette distinction rend caduques les légitimations de l'esclavage, de la polygamie, du voile, du droit de succession différent selon les sexes, de l'interdit de l'adoption, du vin ; exit la loi du talion ainsi que les hudûd, ces châtiments corporels assimilés aux peines pénales (appelant à couper la main du voleur, à lapider à mort l'adultère, etc) ; exit le jihâd, la guerre sainte, la jizya, l'impôt humiliant qui enferme le minoritaire, le dhimmi, le "protégé", dans un statut inférieur. Et de demander qu'on adopte, à la place de ces lois archaïques, les acquis de l'habeas corpus, préalable à l'adaptation aux avancées du droit positif occidental. 
En somme, l'auteur renverse le procédé technique de l'abrogé et de l'abrogeant utilisé dans l'exégèse traditionnelle, laquelle résout, comme nous l'avons vu, les contradictions coraniques en donnant aux versets postérieurs ─ médinois ─ la capacité d'abroger les versets antérieurs ─ mecquois ─, qui sont plus doux, moins exclusifs, parce qu'ils n'ont pas été inspirés dans une position de pouvoir. Par l'effet de cette inversion, les dispositions scripturaires qui symbolisent les revendications polémiques des intégristes sont situés par Mahmûd Muhammad Taha dans la part caduque du Coran. Là où nos intégristes radicalisent et systématisent le procédé de l'abrogeant et de l'abrogé, il le déconstruit en le retournant.

(Mahmûd Muhammad Taha, 1909-1985)

Voici un exemple illustrant ces deux manières opposées. Les intégristes estiment que le verset qui affirme : Pas de contrainte en religion (Coran II, 256) est abrogé par un autre verset qui appelle à combattre les infidèles (en incluant parmi ces derniers les monothéistes et les païens) : Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au Jour dernier, ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Apôtre ont déclaré illicite, ceux qui ne pratiquent pas la religion vraie, parmi ceux qui ont reçu l'Écriture ! Combattez-les jusqu'à ce qu'ils paient la jizya d'une main et qu'ils soient ainsi humiliés (Coran, IX, 29). N'établissant pas de distinction entre monothéistes et idolâtres, ce verset est censé abroger toutes les dispositions antérieures autorisant une attitude patiente et tolérante à l'égard des adeptes des autres religions ─ polythéistes, chrétiens, juifs, sabéens, zoroastriens. Dans la logique de Taha, le verset antérieur et tolérant (II, 256) a la permanence pour lui et abroge le verset postérieur et militant (IX, 29), rendu au contexte médinois et à sa conjoncture politique sédimentée par le temps, ramenée au circonstanciel, au révolu. De tels renversements ne peuvent qu'aider à distinguer entre le principe universel et le principe conjoncturel, afin de sauver l'Islam en éliminant ses archaïsmes. Il me paraît utile de transmettre le message de Mahmûd Muhammad Taha et de le réhabiliter, lui qui fut un homme religieux formé dans le soufisme ainsi qu'un opposant politique encombrant. Pour se débarrasser de lui, l'autorité officielle invoqua en effet ses positions théologiques "hérétiques" ; excommunié, accusé d'apostasie, il fut conduit au gibet par le pouvoir militaire allié aux Frères musulmans. Il se présenta alors courageux et digne devant ses juges, leur déniant toute autorité en matière d'excommunication ─ en raison d'absence d'Église en Islam ─, toute légitimité pour son arrestation ─ en raison de l'absence d'instances démocratiques ─, comme toute légalité pour son procès et sa condamnation ─ faute d'indépendance des juges... 

(Abdelwahab Meddeb, Contre-prêches, 2003-2006) 

Précision du Moine Bleu : Nous sommes parfaitement conscients tant de la complaisance de Abdelwahab Meddeb, décédé en 2014, à l'égard de la junte post-bourguibiste tunisienne ayant régné de 1987 à 2011, que de la raison sociale et politique bien particulière des attaques encore dirigées contre lui à ce sujet, et émanant, pour l'essentiel, des mêmes inévitables raclures tiers-mondistes genre Monde diplomatique, transcendantalement acoquinées avec le frérisme ≪anti-impérialiste≫. Meddeb fut, d'ailleurs, lui-même, assez clair et honnête en définitive, au moment (après la Révolution tunisienne) de faire retour sur ses propres attitude et parcours. Il reconnut, notamment dans un entretien fameux donné au Courrier de l'Atlas, avoir toujours, en effet, privilégié dans sa détestation et sa haine l'ennemi mortel islamiste, le bénalisme dictatorial (jumeau du sarkozysme dans sa vulgarité autoritaire ploutocrate, précisait-il dans la foulée) ne mobilisant guère chez lui que son mépris de conservateur cultivé, issu d'une vieille lignée patricienne de théologiens et artistes, et certes pas son engagement militant. La chose est néanmoins quelque peu embêtante, lorsqu'on en appelle, à raison d'ailleurs, comme Meddeb le fait dans l'extrait que nous citons plus haut, au respect inconditionnel de l'état de droit devant être associé à celui de la liberté de conscience. Oserons-nous rappeler que Meddeb ne fait hélas ! ici que prolonger une tradition ancienne, et fâcheuse, propre au rationalisme musulman, remontant aux mu'tazilites, puis à Averroès lui-même et tant d'autres encore : la passion philosophique et leur défense non seulement de la Raison mais aussi de la beauté et de la culture, se superposant volontiers chez eux à des positions de classe conservatrices, tendant souvent au despotisme oriental éclairé, dont le néo-destourisme offrit une triste et parfaite illustration. Mais le retour de bâton littéraliste (hanbalite et salafiste) semble donc compris de manière immanente, impliqué par l'expression dominante conjoncturelle même d'un tel rationalisme, ce dont témoigne, à vrai dire, selon tant d'autres modalités historiques, tout libéralisme bourgeois dont ≪l'ouverture sociétale≫ tous azimuts prélude, semble-t-il désormais invariablement, au clap de fin fasciste, signant la fin de l'orgie indécente des classes supérieures. En somme, le moment historique d'une alliance entre liberté, Raison et justice sociale est définitivement passé : les anarchistes, entre autres, les communistes anti-autoritaires les plus intransigeants, et donc sophistiqués, incarnaient ce moment, aujourd'hui évanoui. Gageons que de telles opportunités reviendront. Mais, pour nous autres, il est à craindre que nous mangions alors les pissenlits par la racine, et de longue date. Ce qui n'est pas trop grave. D'ici là, nous aurons relu, avec plaisir et intérêt, moult des écrits, chroniques ou poèmes de l'élégant soufi Abdelwahab Meddeb.                

dimanche 7 avril 2024

≪Le bain est-il prêt ? ≫ (ou : éloge involontaire, par l'un de ses détracteurs même, du byzantinisme pourvoyeur d'hérésie)

 
(Ci-dessus : noyade artisanale d'anabaptiste, 
Suisse, seizième siècle)

≪La croyance officielle à Constantinople était bien la croyance romaine sur le Christ fait homme pour le salut du genre humain, mais les discussions populaires allaient bon train sur sa "nature" : humaine ? divine ? humaine et divine ? humaine et/ou divine ? Déjà, au siècle précédent, Grégoire de Nysse, mort vers 395 et qui sera considéré plus tard comme l'un des Pères de l'Église, était exaspéré par le "byzantinisme", à savoir la passion mise par tout un chacun à se prononcer, à tort ou à raison, sur les nuances les plus subtiles de la question religieuse : 

"Si tu demandes à quelqu'un, énonce-t-il, combien cela fait d'oboles, on te dogmatise sur l'Engendré ou l'Inengendré. Si tu demandes le prix du pain, on te répond : le Père est plus grand et le Fils lui est subordonné. Si tu demandes : le bain est-il prêt ? On te répond : le Fils a été tiré du néant". 

Climat favorable donc à toutes les spéculations, même les plus affinées, et qui aboutira à des conceptions nouvelles, traitées d'hérétiques par le pouvoir central. ≫

(Salah Stétié, Mahomet)

mardi 2 avril 2024

Ravages de la drogue (les images choc)

La colline du crack (détail)

samedi 16 mars 2024

Refus d'obtempérer. Peine de mort.

 
Tu roules sans casque, donc on te poursuit.
On te rentre dedans, donc tu meurs.
Car tu n'as pas de casque, 
ce pour quoi on te poursuivait.

dimanche 10 mars 2024