vendredi 24 janvier 2014

Bernarda Fink, junge Nonne...

La splendide mezzo argentine Bernarda Fink (voir ci-dessous), naguère délicieuse interprète avec Gerold Huber d’un fameux disque de Lieder schubertiens (dont vous pourrez écouter ici le très érotique La Jeune Nonne), sera à Paris, à la Cité de la Musique, pour y chanter (et y faire certainement aussi bien d’autres choses qu’hélas ! nous ne soupçonnerons jamais), ce vendredi 31 janvier. Elle chantera Schumann (Waldszenen op. 82, Eichendorff-Liederkreis op. 39), Debussy (Trois mélodies d’après Verlaine) et Mahler, la Cité de la Musique se préoccupant ces jours-ci, après ceux de la Nuit et des Fleuves, des grands mystères – romantiques – qu’exhale la Forêt : « Dans la nature, dans les rêves de la solitude des forêts, de même que dans le labyrinthe du cœur de l’homme, sommeille, depuis les origines, un chant merveilleux et éternel » (Eichendorff). Jünger eût apprécié. Pour le meilleur (son « recours aux forêts ») et, évidemment, le pire (sa figure du « Grand Forestier »). Quant à Wagner et Siegfried…  

 
            
           

Bref. Tout cela nous passionne aussi, vous pensez bien. Et, en principe, nous y serons. C’est 25 euros. Rappelons que le prochain Pouffe Daddy à Bercy-sur-Mort devrait coûter le quadruple, au bas mot. Oui, nous y serons. Deux heure et cinq minutes de notre temps de travail devraient, selon nos calculs, être nécessaires à l’aperception finale de la sublime Bernarda Fink, que, finalement, nous apercevrons. Mais voilà que retentit, et se rapproche, le reproche de certaine bande dite « féministe » trouvant pourtant son plaisir quotidien essentiel à abolir parlementairement les putes et puis aussi les « mademoiselles » dans le code civil, ainsi qu’à promouvoir les femmes-flics, entrepreneuses et huissières de justice, parce qu’elles le vaudraient bien (les femmes). « Bernarda Fink, sublime, dites-vous ? » dit la bande. « Vous n’eussiez point dit « sublime » pour un homme, vous vous fussiez plutôt concentré, avec déférence, sur ses simples compétences organiques de chanteur... » Et la bande a raison. Nous profiterons donc de cette annonce pour annoncer, du même coup, dans la foulée, le récital de l’affreusement dégueulasse Matthias Pintscher (voir ci-dessous), chef de l’Ensemble Intercomporain, amené à diriger la semaine suivante (soit le 7 février), au même endroit, ce terrible Winterreise (« Voyage d’Hiver ») de Schubert que nous chérissons tant.
Non mais.
La barbe.



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