jeudi 9 août 2012

Le jardin enchanté

« Or, comme il est impossible d’attribuer à la gouttelette inoculée la conservation parfaite de l’insecte pendant un temps aussi long, il faut rejeter bien loin toute idée de liqueur antiseptique, et admettre que, malgré sa profonde immobilité, l’animal n’est pas réellement mort, qu’il lui reste encore une lueur de vie, maintenant quelque temps encore les organes dans leur fraîcheur normale, mais les abandonnant peu à peu pour les laisser enfin livrés à la corruption. 


Dans quelques cas d’ailleurs, l’ammoniaque ne produit l’anéantissement complet des mouvements que dans les pattes ; et alors, l’action délétère du liquide ne s’étant pas sans doute étendue assez loin, les antennes conservent un reste de mobilité. » 

Jean-Henri Fabre, Un savant tueur in Promenades entomologiques.



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